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Publié le 17 juillet 2026

La période des vacances approche et avec elle, les questions rituelles : qui décide des dates ? Peut-on poser trois semaines d’un coup ? Est-on obligé de partir entre mai et octobre ?
Voici le mode d’emploi juridique pour organiser sereinement votre repos estival.

1. Qui fixe les dates de départ ?
Contrairement à une idée reçue, le salarié ne fixe pas unilatéralement ses dates de congés.
Selon l’article L3141-16 du Code du travail, c’est l’employeur qui dispose du pouvoir de direction pour fixer l’ordre des départs, après avis (le cas échéant) du comité social et économique (CSE).
L’employeur doit toutefois respecter certains critères pour définir cet ordre :
– La situation de famille (notamment les possibilités de congé du conjoint ou partenaire de PACS, et la présence d’enfants scolarisés).
– L’ancienneté dans l’entreprise.
– L’activité chez d’autres employeurs (pour les multi-salariés).

2. Le « Congé Principal » : Une obligation légale
La loi définit une période légale pour la prise du congé principal : du 1er mai au 31 octobre de chaque année. Durant cette fenêtre, vous devez impérativement poser une partie de vos jours acquis.
La règle d’or des deux semaines consécutives, c’est le point central de la réglementation (article L3141-18) :
Tout salarié a l’obligation de prendre un congé d’au moins 12 jours ouvrables consécutifs (soit 2 semaines complètes) au cours de la période allant du 1er mai au 31 octobre 2026.
Pourquoi cette obligation ?
La loi considère qu’une coupure de deux semaines est le minimum vital pour garantir la santé et la sécurité du travailleur en lui permettant un réel repos biologique.
3. Quelle est la durée maximale ?
En principe, vous ne pouvez pas poser plus de 24 jours ouvrables (soit 4 semaines) d’un seul bloc.
La 5ème semaine de congés payés doit généralement être prise séparément du congé principal, sauf en cas de contraintes géographiques particulières (salariés étrangers ou originaires d’outre-mer) ou de présence au sein du foyer d’une personne handicapée ou âgée en perte d’autonomie.