Logiciel de caisse : rétropédalage

Un logiciel de caisse certifié est un logiciel ou système de caisse conforme aux exigences de l’article 286-I-3° bis du Code général des impôts : il doit garantir l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données d’encaissement. Cette conformité peut être justifiée soit par un certificat délivré par un organisme accrédité, soit par une attestation individuelle fournie par l’éditeur du logiciel.

Initialement, la loi de finances 2016 avait permis aux éditeurs de logiciels de caisse et de facturation de délivrer une attestation individuelle pour garantir la conformité de leur système d’encaissement. L’article 43 de la loi de finances 2025 durcissait la réglementation et instaurait l’obligation de certifier les logiciels de caisse via un organisme de certification (voir notre article à ce sujet dans le bulletin d’information n° 177).

Après plusieurs reports et une suppression envisagée, la loi de finances pour 2026 marque un tournant en rétablissant l’auto certification des logiciels de caisse. Concrètement, les professionnels assujettis à la TVA peuvent à nouveau prouver la conformité de leur logiciel par une attestation de l’éditeur, sans recourir obligatoirement à une certification tierce payante.

Attention, le défaut de production de ce certificat est toujours soumis à une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné.

Cette décision vise à simplifier les obligations des entreprises, limiter les coûts pour les éditeurs – notamment les plus petits et les acteurs du logiciel libre – tout en maintenant les garanties de lutte contre la fraude à la TVA. Le dispositif s’applique depuis février 2026 et offre aux entreprises une plus grande souplesse dans le choix et la justification de leurs outils d’encaissement.

Relever le défi de l’avenir sans perdre notre âme

Depuis sa création, l’Afocg porte une conviction forte : l’autonomie ne seunit-5559160_1920 décrète pas, elle se construit. Elle se construit par la compréhension, par la maîtrise des chiffres, par l’échange, par la formation. Elle se construit surtout en plaçant l’humain au coeur de chaque décision.

Aujourd’hui, notre environnement change à une vitesse inédite. Sauts technologiques, changement rapide de règles et de normes, volatilité des prix agricoles, renouvellement des générations… Le monde agricole est pris dans un mouvement permanent d’accélération. Dans ce contexte, suivre ne suffit plus. Pour continuer à protéger la liberté de décision de nos adhérents, à l’Afocg nous devons anticiper. Relever le défi de l’avenir ne signifie pas renier ce que nous sommes. Au contraire : c’est parce que nous voulons rester fidèles à notre ADN que nous devons moderniser nos outils, notre offre de services
et notre accompagnement.

Moderniser notre modèle économique, d’abord. Notre système de facturation, pensé il y a trente ans, ne correspond plus totalement à la réalité d’aujourd’hui. Le clarifier, le simplifier, le rendre plus réactif, sécuriser notre trésorerie et professionnaliser notre recouvrement, ce n’est pas une question de rigueur comptable froide : c’est une condition de notre indépendance collective. Une association solide financièrement est une association libre d’investir, d’innover et de nous accompagner sur le long terme. Généraliser le prélèvement automatique, lisser les charges, fluidifier les paiements, c’est entrer dans un pilotage moderne et dynamique.

Faire connaître l’Afocg est également un enjeu stratégique. Dans un contexte de transmission difficile et d’installations complexes, notre expertise en gestion stratégique, installation, transmission, juridique, fiscal et social est un atout majeur pour les cédants comme pour les jeunes installés. Notre avenir dépend aussi de notre capacité collective à le faire savoir. Parlons de l’Afocg autour de nous. Relayons l’adresse de notre site internet www.afocg.fr et les publications de nos réseaux sociaux (Instagram, LinkedIn).

Le tournant de la facturation électronique constitue une autre transformation majeure. Les échéances de 2026 et 2027 ne sont pas de simples dates administratives : elles marquent une évolution profonde de nos pratiques. Avec la plateforme « eFacture » et « monappli.afocg », nous avons choisi d’anticiper pour transformer une contrainte en une opportunité. Centraliser, sécuriser, connecter : demain, la comptabilité sera plus fluide, plus lisible, plus réactive. Mais cette modernisation ne prendra tout son sens que si elle s’accompagne d’un effort massif de formation. Notre rôle reste le même : former pour rendre libre.

L’Intelligence Artificielle s’inscrit aussi dans cette logique. Nous ne voulons pas la subir, mais l’utiliser pour automatiser les tâches répétitives et redonner toute sa place à la gestion, à l’analyse, au conseil, et à la prévision. Passer de la saisie à l’interprétation, de techniciens de la donnée à des conseillers de l’accompagnement. Pour nous sur nos fermes, cela signifie à terme une vision plus instantanée de notre situation économique et financière, des tableaux de bord en temps réel, une capacité accrue à décider en cours de campagne. Mais cette évolution exige des garde-fous clairs : montée en compétences, sécurité et souveraineté des données, vigilance face au risque de fracture numérique, équilibre financier. L’humain doit rester la boussole et le filet de sécurité. L’IA ne remplacera pas le conseiller ; elle renforcera la qualité de la relation.

Enfin, au-delà des outils, notre défi est peut-être ailleurs : reprendre le pouvoir sur le temps. Nous vivons dans un « bruit » permanent, entre volatilité des marchés, crises climatiques et tensions géopolitiques. Réagir sans cesse, c’est subir. Agir, c’est choisir. Comprendre les mécanismes économiques, distinguer le conjoncturel du structurel, transformer l’incertitude en risque calculé : voilà la clé pour redevenir pleinement acteur de ses choix. Au fond, l’autonomie c’est quoi ? C’est pouvoir dire : « Je cherche à comprendre ce qui se passe dans le monde, et voici comment, moi, je décide de piloter ma ferme. »

Dans un monde qui exige l’immédiateté, nous vous proposons régulièrement de faire une pause sur le chrono, de ralentir pour réfléchir ensemble. C’est tout le sens de la thématique de notre Assemblée Générale qui a eu lieu le 19 mars 2026. C’est également l’un des objectifs de nos bulletins d’informations. C’est aussi le temps des formations proposées par l’Afocg.

Au fond, la modernisation de l’Afocg n’est pas une fin en soi. Elle est le moyen de rester fidèle à notre promesse originelle en l’actualisant : Automatiser pour libérer du temps ; Sécuriser pour renforcer l’indépendance ; Connecter pour mieux analyser et conseiller.

L’Afocg de demain sera connectée, agile et performante. Mais elle restera avant tout un espace d’échanges, de formations et de responsabilité partagée où l’humain sera au coeur de tous les projets.

Bonne lecture de ce bulletin d’Infos de l’Afocg à toutes et tous.

Nos infos sur la facture électronique

D’ici septembre 2026, le paysage administratif des entreprises françaises va connaître un changement majeur : la généralisation de la facture électronique. Si le sujet peut effrayer, l’Afocg propose un accompagnement complet pour naviguer sereinement vers cette transition numérique.imge facture électronique

Fidèle à son ADN d’accompagnement, l’Afocg ne se contente pas de lister des obligations. Elle propose un véritable parcours de montée en compétences :

  • Des sessions d’information dès début 2026 pour comprendre les enjeux,
  • Des formations pratiques pour apprendre concrètement à réceptionner, valider et traiter vos factures,
  • Un accompagnement personnalisé pour le déploiement de vos outils (« mon appli Afocg», plateforme eFacture, logiciel de facturation, Z de caisse, …).

Le site internet de l’Afocg (www.afocg.fr) se positionne comme la boussole des exploitations agricoles face à ce changement. En quelques clics sur notre portail dédié, vous comprenez l’essentiel :

  • Qu’est-ce qui change vraiment ?
  • Quels avantages pour vous ?
  • Quel calendrier précis ?

Pourquoi aller sur le site maintenant ?

Attendre septembre 2026 serait une erreur. Anticiper, c’est surtout optimiser son organisation dès aujourd’hui.

En vous rendant sur le site www.afocg.fr et en cliquant sur «TOUTES LES INFORMATIONS SUR LA FACTURE ELECTRONIQUE » vous accédez à une mine d’informations : comprendre la réforme, choix de la plateforme, foire aux questions, les outils en place pour vivre cette transition, des vidéos pédagogiques de courte durée, …

L’Afocg vous donne les clés pour que la Facture Électronique ne soit plus une source de stress, mais un levier de performance.

Ne subissez pas la réforme, pilotez-la !

Quel équipement informatique ?

Avec la réforme de la facture électronique, mise en oeuvre au 1er septembre 2026, nous sommes nombreux à nous interroger. Mon équipement informatique est-il suffisant ? Faut-il un bon débit Internet ? Y aura-t-il des applications mobiles ? Faudra-t-il imprimer les factures présentes sur les plateformes ?
Même si nous n’avons pas forcément toutes les réponses précises, on peut déjà apporter quelques informations.

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Le fonds de garantie de prêt « INAF »

Les exploitations agricoles, les candidats à l’installation ou les petites et moyennes entreprises exerçant une activité agricole qui souhaitent bénéficier de la garantie de prêt « INAF » peuvent désormais se rapprocher de leur conseiller bancaire.

L’Initiative Nationale pour l’Agriculture Française (INAF) est un instrument de garantie de prêt destiné à couvrir les premières pertes d’un portefeuille de prêts à hauteur de 80 % du montant emprunté. Ce mécanisme, qui peut s’apparenter à une forme de cautionnement, cible spécifiquement certains prêts agricoles, afin d’accompagner la souveraineté agricole, la transformation du secteur, l’installation de nouveaux exploitants et le renforcement de l’ancrage territorial des exploitations. Ainsi, les projets d’investissement retenus sont ceux qui répondent à des objectifs précis, reflétant les priorités du secteur agricole.

Les projets privilégiés par l’INAF (source ministère de l’Agriculture) :

  • Renforcer le renouvellement des générations et favoriser l’installation des jeunes agriculteurs.
  • Mieux répondre aux attentes des consommateurs en soutenant le développement des filières de qualité, et en encourageant l’ancrage territorial ainsi que les circuits de proximité.
  • Transformer les modèles agricoles pour améliorer leur performance économique, sociale, environnementale et sanitaire.
  • Encourager la diversification des activités afin d’augmenter les revenus agricoles.
  • Moderniser les équipements et les infrastructures agricoles dans une perspective de durabilité, de performance et de résilience.

Après une première phase en 2021, qui a mobilisé 1,1 milliard d’euros de garanties pour les investissements agricoles à l’échelle nationale, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a décidé de renforcer le dispositif. Une nouvelle convention, signée en mai 2025, porte la capacité de garantie à 2 milliards d’euros supplémentaires.

Il convient ainsi aux exploitants et porteurs de projet agricoles intéressés par ce dispositif de contacter leur conseiller bancaire pour vérifier leur éligibilité