Assemblée Générale de l’AFOCG le 19 mars

L’assemblée générale de l’AFOCG se tiendra le 19 mars, aux Landes Génusson (85), de 12h à 17hFE-image-calendar

Le contexte agricole actuel nous place face à une équation complexe. Entre la volatilité des prix, les tensions géopolitiques et l’urgence climatique, il devient parfois difficile de tracer une trajectoire sereine pour son exploitation.

Pour cette édition 2026 de notre Assemblée Générale, le Conseil d’Administration a souhaité inviter un économiste, Mr Duflot (directeur du département économie à l’IDELE) pour nous aider à prendre de la hauteur et décrypter les mécanismes qui impactent directement notre quotidien. Entre turbulences mondiales et résilience locale, quel cap pour nos fermes ?

Au programme de notre conférence-débat, nous souhaitons aborder les questions suivantes :

  • Décryptage des marchés : Pourquoi les cours du lait, de la viande bovine et des céréales sont-ils siinstables ? Quels sont les facteurs conjoncturels qui font la loi aujourd’hui en France ?
  • Défis et perspectives : Au-delà de la crise, quelles sont les évolutions attendues pour nos filières ? Comment anticiper les mutations de demain ?
  • Mondialisation et Transition : Entre l’impact des accords du Mercosur, les conséquences persistantes du conflit en Ukraine et les exigences des transitions écologique et climatique, quelle place reste-t-il pour le modèle agricole français ?

Nous comptons sur votre présence pour ce moment fort de la vie associative de l’Afocg.

Nos infos sur la facture électronique

D’ici septembre 2026, le paysage administratif des entreprises françaises va connaître un changement majeur : la généralisation de la facture électronique. Si le sujet peut effrayer, l’Afocg propose un accompagnement complet pour naviguer sereinement vers cette transition numérique.imge facture électronique

Fidèle à son ADN d’accompagnement, l’Afocg ne se contente pas de lister des obligations. Elle propose un véritable parcours de montée en compétences :

  • Des sessions d’information dès début 2026 pour comprendre les enjeux,
  • Des formations pratiques pour apprendre concrètement à réceptionner, valider et traiter vos factures,
  • Un accompagnement personnalisé pour le déploiement de vos outils (« mon appli Afocg», plateforme eFacture, logiciel de facturation, Z de caisse, …).

Le site internet de l’Afocg (www.afocg.fr) se positionne comme la boussole des exploitations agricoles face à ce changement. En quelques clics sur notre portail dédié, vous comprenez l’essentiel :

  • Qu’est-ce qui change vraiment ?
  • Quels avantages pour vous ?
  • Quel calendrier précis ?

Pourquoi aller sur le site maintenant ?

Attendre septembre 2026 serait une erreur. Anticiper, c’est surtout optimiser son organisation dès aujourd’hui.

En vous rendant sur le site www.afocg.fr et en cliquant sur «TOUTES LES INFORMATIONS SUR LA FACTURE ELECTRONIQUE » vous accédez à une mine d’informations : comprendre la réforme, choix de la plateforme, foire aux questions, les outils en place pour vivre cette transition, des vidéos pédagogiques de courte durée, …

L’Afocg vous donne les clés pour que la Facture Électronique ne soit plus une source de stress, mais un levier de performance.

Ne subissez pas la réforme, pilotez-la !

Quel équipement informatique ?

Avec la réforme de la facture électronique, mise en oeuvre au 1er septembre 2026, nous sommes nombreux à nous interroger. Mon équipement informatique est-il suffisant ? Faut-il un bon débit Internet ? Y aura-t-il des applications mobiles ? Faudra-t-il imprimer les factures présentes sur les plateformes ?
Même si nous n’avons pas forcément toutes les réponses précises, on peut déjà apporter quelques informations.

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Le fonds de garantie de prêt « INAF »

Les exploitations agricoles, les candidats à l’installation ou les petites et moyennes entreprises exerçant une activité agricole qui souhaitent bénéficier de la garantie de prêt « INAF » peuvent désormais se rapprocher de leur conseiller bancaire.

L’Initiative Nationale pour l’Agriculture Française (INAF) est un instrument de garantie de prêt destiné à couvrir les premières pertes d’un portefeuille de prêts à hauteur de 80 % du montant emprunté. Ce mécanisme, qui peut s’apparenter à une forme de cautionnement, cible spécifiquement certains prêts agricoles, afin d’accompagner la souveraineté agricole, la transformation du secteur, l’installation de nouveaux exploitants et le renforcement de l’ancrage territorial des exploitations. Ainsi, les projets d’investissement retenus sont ceux qui répondent à des objectifs précis, reflétant les priorités du secteur agricole.

Les projets privilégiés par l’INAF (source ministère de l’Agriculture) :

  • Renforcer le renouvellement des générations et favoriser l’installation des jeunes agriculteurs.
  • Mieux répondre aux attentes des consommateurs en soutenant le développement des filières de qualité, et en encourageant l’ancrage territorial ainsi que les circuits de proximité.
  • Transformer les modèles agricoles pour améliorer leur performance économique, sociale, environnementale et sanitaire.
  • Encourager la diversification des activités afin d’augmenter les revenus agricoles.
  • Moderniser les équipements et les infrastructures agricoles dans une perspective de durabilité, de performance et de résilience.

Après une première phase en 2021, qui a mobilisé 1,1 milliard d’euros de garanties pour les investissements agricoles à l’échelle nationale, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a décidé de renforcer le dispositif. Une nouvelle convention, signée en mai 2025, porte la capacité de garantie à 2 milliards d’euros supplémentaires.

Il convient ainsi aux exploitants et porteurs de projet agricoles intéressés par ce dispositif de contacter leur conseiller bancaire pour vérifier leur éligibilité

Démarches : attention aux fraudes

De nombreux sites frauduleux existent, vous proposant un extrait KBIS payant à un prix plus élevé que le tarif du greffe du tribunal de commerce. Il faut également être vigilant si vous souhaitez utiliser le service gratuit MonIdenum, des sites frauduleux ayant une adresse très proche sont également apparus.

Il faut uniquement utiliser l’adresse : https://monidenum.fr 

C’est un site mis en place par le gouvernement, si vous avez un doute ou si l’on vous demande des informations bancaires, de payer, il faut vérifier que ce n’est pas un site frauduleux. Les entreprises individuelles ayant uniquement une activité agricole déclarée ne sont pas inscrits au RCS. Leur seul justificatif est l’avis SIREN.

La dématérialisation de toutes nos démarches favorise la fraude, il faut être vigilant si vous souhaitez effectuer vos démarches de création, modification et cessation d’entreprise (individuelle ou sociétaire).monidnum

Le guichet unique des entreprises est désormais la plateforme exclusive pour gérer les déclarations d’entreprises individuelle ou sociétaire, il est parfois appelé INPI, car il est géré par cette administration. De plus, le site internet pour effectuer les déclarations est à l’adresse suivante : https://procedures.inpi.fr

Les différents noms d’usage et une adresse internet qui porte un nom différent pour une seule plateforme favorise la confusion possible et le développement de site frauduleux. Soyez donc vigilant, si vous souhaitez effectuer vos démarches, n’hésitez pas à nous contacter en cas de doute.

Valoriser l’élevage de ruminants : un enjeu crucial …

À l’heure où les transitions écologiques, économiques et sociales s’accélèrent,cows-1029077_1280 où les maladies se développent (DNC, MHE, FCO,…), il est plus que jamais nécessaire de porter un regard juste et global sur l’élevage de ruminants en France. Souvent réduit à des débats simplistes, ce secteur est pourtant le socle de nos équilibres ruraux. Pour l’Afocg, dont la mission est d’accompagner les agriculteurs dans la maîtrise de leur projet, comprendre ces enjeux est primordial.

Avec près de 140 000 exploitations de ruminants, la France s’impose comme un leader européen. La production est colossale : 23 milliards de litres de lait de vache, 660 millions de litres de lait de chèvre et 290 millions de litres de lait de brebis, ainsi que plus d’1,25 million de tonnes équivalents carcasse de viande bovine et ovine. Mais, derrière ces chiffres, une fragilité apparaît : la baisse du nombre d’actifs agricoles et d’animaux. La transmission des fermes d’élevage de ruminants se heurte aujourd’hui à un véritable « choc des générations », exacerbé par des obstacles structurels et financiers : les coûts de reprise du cheptel, du matériel et des bâtiments spécialisés deviennent souvent prohibitifs pour un jeune installé, exigeant une mobilisation de capitaux très importante et déconnectée de la rentabilité réelle de l’activité. Aussi, soutenir ce secteur, c’est avant tout garantir le renouvellement des générations, assurer notre autonomie alimentaire et refuser la dépendance aux importations tout en garantissant aux consommateurs des produits de haute qualité.

Contrairement aux idées reçues, l’élevage de ruminants est un acteur majeur de la biodiversité. Par l’entretien des prairies permanentes, nos éleveurs limitent les pertes azotées et protègent la qualité de l’eau. Les haies, les mares et les pâturages ne sont pas seulement des paysages : ce sont des puits de carbone et des réservoirs de vie. Avec l’entretien des alpages par le pâturage, évitant l’embroussaillement et permettant de maintenir des espaces ouverts en montagne, l’élevage de ruminants permet une utilisation hivernale des pistes de ski pour les vacanciers ! De plus, nos exploitations sont aujourd’hui au coeur de la transition énergétique. Par la méthanisation, le solaire ou le bois énergie, elles transforment des contraintes en ressources, valorisant les effluents pour fertiliser les sols tout en réduisant l’empreinte carbone globale.
L’élevage, c’est aussi 500 000 emplois directs et indirects. Dans les zones les plus isolées, il est souvent le dernier rempart contre la dévitalisation rurale. L’élevage de ruminants est au coeur du patrimoine gastronomique français, produisant des fromages et des viandes de qualité, souvent labellisés (BIO, AOP, IGP). Il préserve les savoir-faire artisanaux et les traditions rurales, tout en valorisant la diversité génétique des races de ruminants. Ces produits incarnent l’excellence des terroirs français et perpétuent un héritage gastronomique précieux.

L’élevage de ruminants n’est pas une activité du passé, mais une solution d’avenir ! Il est un des garants de la vitalité de nos territoires. Il est un pilier de notre souveraineté alimentaire, un acteur clé de la préservation de l’environnement, un moteur de la transition énergétique, un soutien indispensable à l’économie locale, un gardien de notre patrimoine gastronomique et de nos traditions.

À l’Afocg, nous croyons en la production de l’élevage de ruminants ; les politiques agricoles doivent soutenir cette filière pour garantir une rémunération juste aux producteurs et assurer la pérennité et l’avenir de ces fermes.

Pour nous, soutenir l’installation de nouveaux éleveurs signifie avant tout de renforcer leur autonomie de gestion et de décision. Cela passe par un accompagnement qui privilégie la compréhension du fonctionnement global de l’exploitation. En maîtrisant leurs chiffres et en développant leur propre capacité d’analyse, les jeunes agriculteurs peuvent concevoir des systèmes de production cohérents tout en respectant leur équilibre de vie. C’est dans cet esprit qu’à l’Afocg nous abordons les rendez-vous pour le conseil à l’installation y compris pour les demandes d’aides Jeune Agriculteur.
Favoriser le renouvellement des générations dans l’élevage de ruminants, c’est donc permettre à des acteurs lucides et formés de piloter des projets qui font sens, assurant ainsi la pérennité d’une agriculture paysanne dynamique et ancrée dans ses territoires ruraux.

 

Le bureau.